10  Emil Schertel et Gertrub Erb

1925, Eugen, Trudel et Emil

1930, mariage d’Emil et Gertrud

1934, Emil et Inge à Bâle

Lorsque Emil Schertel épouse Gertrud Erb en 1930, il est déjà père d’une fille, Inge, née d’un premier mariage. Gertrud, plus jeune, accepte avec naturel la présence de l’enfant.

Le couple s’installe à Kehl, dans la maison familiale de la Hauptstraße 152. En 1932, naît Hansjörg, puis en 1938, Maren, la cadette.

La naissance de Maren, en juin 1938, se déroule dans une Allemagne déjà sous tension. En août 1939, à la veille de la guerre, la famille commence à sentir le basculement. Emil, conscient de la situation, prévient Inge au moment de l’envoyer chez sa tante à Marburg: «Il y aura la guerre. »

Lorsque la guerre éclate, Gertrud et les enfants vivent les événements depuis Kehl, tandis qu’Emil est mobilisé malgré son âge.

10.1 Première évacuation ver Lahr puis retour à Kehl (1939–1941)

À la fin de 1939, Kehl est évacuée. Gertrud, avec les trois enfants, les grands-parents et deux grandes tantes, est envoyée à Villingen, dans un hôtel tenu par des parents.

Emil, mobilisé, rejoint une compagnie stationnée en Alsace. Malgré ses responsabilités militaires, il parvient à obtenir une permission pour passer Noël 1939 avec sa famille à Villingen. La photo de Noël prise à cette occasion témoigne d’un moment rare de répit.

À l’été 1940, l’armée allemande ayant occupé la région, la famille est autorisée à revenir en zone proche de Kehl. Gertrud décide de déménager à Lahr, où un grand appartement a été trouvé. Elle y retrouve un espace plus stable, tandis qu’Emil rejoint régulièrement sa famille lorsqu’il n’est pas requis ailleurs.

C’est depuis Lahr qu’ils assistent, du balcon, à l’entrée triomphale d’Emil, arrivant à cheval avec sa troupe. Pour la famille, c’est un moment de soulagement et de joie. Peu après, le véritable retour à Kehl devient possible : ils réintègrent enfin la maison de la Hauptstraße.

Malgré la guerre, Gertrud s’efforce de préserver pour ses enfants une vie aussi normale que possible. L’été 1941 se déroule encore sous le signe de la paix relative (vacances à Schönwald).

En 1944, la mort de la mère de Gertrud frappe durement la famille.

10.2 Deuxième évacuation : Schwarzwald (1944–1949)

À l’automne 1944, Kehl devient impossible à habiter. L’armée française approche et toute la population est évacuée.

Gertrud, Emil et les enfants partent pour Hesselbach, dans la Forêt-Noire. Ils vivent d’abord dans la ferme d’un camarade de guerre d’Emil, puis s’installent dans la vallée.

Après 1945, l’espoir de retourner à Kehl s’amenuise. Gertrud et Emil s’adaptent tant bien que mal à une vie d’après-guerre faite de rationnements, de déplacements limités, et d’incertitudes politiques. Le couple fait preuve d’ingéniosité : troc, relations, bricolage administratif.

En 1946, Emil et le Dr Geralt parviennent à attirer l’attention du secrétaire d’État Walter Hallstein sur la situation dramatique de Kehl — geste audacieux qui témoigne de la détermination d’Emil à défendre sa ville.

Constatant que le retour à Kehl n’est pas pour demain, Emil décide de construire une maison en forêt noire. Contre toute attente, la maison sort de terre. Un café y est ouvert : Emil retrouve son métier d’origine.

10.3 Retour à Kehl et reconnaissance (1949–1956)

À la fin des années 1940, la situation politique se stabilise enfin. Après des années d’occupation française, Kehl commence progressivement à être rendue à sa population. Lorsque les premières autorisations sont accordées, il se rend sur place et constate avec soulagement que leur maison tient toujours debout, malgré les années d’abandon et d’occupation.

Le retour définitif à Kehl marque pour Emil et Gertrud un nouveau départ. La famille retrouve la Hauptstraße 152, qu’il faut remettre en état; Emil se réinvestit immédiatement dans la vie de la ville, déterminé à contribuer à sa reconstruction matérielle et administrative.

Il devient Stadtwart, chargé de l’organisation, de la logistique urbaine et de la remise en fonctionnement des infrastructures. Il est ensuite nommé adjoint au maire : une reconnaissance de son engagement pendant et après la guerre, et de son rôle central dans l’effort de reconstruction.

Lorsque la municipalité décide de lui décerner le titre de citoyen d’honneur de Kehl, c’est l’aboutissement naturel d’une vie consacrée au service public, à la communauté et à sa famille.

Mais cette période de reconstruction est aussi assombrie par un événement profondément douloureux : la mort soudaine de Gertrud, survenue en 1964, des suites d’une maladie du cœur. Sa disparition frappe la famille de plein fouet. Gertrud, qui avait traversé toute la guerre en protégeant ses enfants et reconstruit plusieurs fois leur foyer, n’est plus là. Sa mort laisse un vide immense, particulièrement pour Maren, très proche de sa mère.

10.4 Souvenirs d’Inge

NoteNaissance et premières années (1938–1939)

J’ai vécu consciemment ta naissance, le 30 juin 1938, dans la maison de la Hauptstraße 152 à Kehl, alors que j’avais quatorze ans. Ce n’était pas comme pour Hansjörg, le 22 mai 1932, lorsque, des semaines auparavant, je déposais sans cesse des petits morceaux de sucre sur le rebord de la fenêtre, qui étaient aussitôt “ramassés par la cigogne”. Six ans plus tard, je savais bien sûr déjà d’où venait un nouveau-né, et c’est avec fierté que j’ai porté ma petite sœur dans les bras pour la première fois.

10.4.1 Enregistrement à la mairie et histoire du prénom

J’ai aussi vécu le moment où notre père est allé à la mairie pour t’y enregistrer comme nouvelle citoyenne. Mais il y eut des problèmes. Maman avait choisi le prénom Waren, et nous le trouvions tous magnifique. Il convenait aussi très bien au petit être blond qui rêvassait dans un joli landau. La difficulté venait du fait que l’employé refusait de procéder à l’inscription, car le prénom ne figurait pas dans son registre et n’avait pas, selon lui, une consonance allemande. On inscrivit donc la mention « sans nom » à la ligne du prénom. Papa s’efforça alors de prouver, en Allemagne du Nord, qu’il s’agissait bien d’un prénom allemand. Il y parvint, et tu devins enfin officiellement citoyenne de Kehl : Maren.

Sais-tu que, durant tes deux premières années, je t’appelais « Muschele » — « petite coquille » ?

10.4.2 Été 1939 – St. Peter-Ording et Brigitte Koch

En juillet/août 1939, maman partit avec Hansjörg à la mer du Nord, à St. Peter-Ording, et j’avais chaque jour quelques secondes rien que pour toi. Tu avais une superbe poussette en osier, et j’allais presque toujours avec toi jusqu’à la maison de Brigitte Koch, en longeant toute l’ancienne Zollstraße. Parfois, je laissais la poussette filer pour devoir la rattraper en catastrophe. Dans la Jahnstraße, Brigitte nous attendait déjà. Son père lui avait demandé de te conduire d’abord chez lui ; tu pouvais alors rester quelque temps sur son bureau, où l’on te gâtait de friandises, avant que Brigitte et moi repartions en promenade avec toi. C’est là qu’a été prise la photo de Brigitte et toi sur le pont de l’Altrhein. Tu étais un enfant très sage et patient, mais en même temps très éveillée et affectueuse.

1939, Juillet. Brigitte Koch et Maren

10.4.3 Évacuation et début de la guerre (1939–1940)

Puis nous nous sommes quittées. Avant même que maman ne revienne de la mer du Nord, papa m’emmena à la gare. Je devais passer le reste des vacances chez tante Elise à Marburg. C’était aux alentours du 15 août. En me disant au revoir, notre père dit : « Il y aura la guerre ». Et c’est ainsi que j’ai vécu le début de la guerre à Marburg. Tante Elise et papa convinrent ensuite par téléphone que je resterais à Marburg et que j’irais à l’école là-bas.

Pour vous à Kehl, commença alors l’évacuation, que tu vécus avec maman, Hansjörg, les grands-parents et les deux grands-tantes, d’abord à Villingen, dans l’hôtel de parents. Papa, malgré ses 45 ans, fut lui aussi mobilisé dans cette deuxième guerre mondiale.

À Noël 1939, je devais venir à Villingen. Je passai ainsi les fêtes avec vous tous. Papa avait obtenu une permission. Comme toujours, la visite chez le photographe était obligatoire, et je pourrai joindre à ce récit une photo de notre famille. Début janvier 1940, je repartis pour Marburg.

La photo de noël 1939: Gertrud la maman, Emil son mari et leurs trois enfants Maren, Hansjörg, et Inge

10.4.4 Villingen → Lahr → retour à Kehl (1940–1941)

En juillet 1940, toute la famille quitta Villingen pour Lahr, afin d’être proches de Kehl lorsqu’aurait lieu le retour. Ils avaient loué à Lahr un bel appartement spacieux. Et je devais, moi aussi, revenir à Lahr et quitter Marburg. Brigitte Koch et ses parents déménagèrent également à ce moment-là. C’est à Lahr qu’a été prise la photo : toi et moi dans le dirndl que j’avais cousu, et toi avec Brigitte. Elle m’a renvoyé la photo il y a quelques jours.

La campagne de France était terminée. La compagnie de papa se trouvait alors en Alsace. Et vint ce moment mémorable où notre père, à cheval, entra dans Lahr avec sa troupe. Nous étions tous au balcon et nous pleurions de joie — lui aussi, en nous saluant.

Le retour à Kehl se fit sans problème. Nous étions de nouveau chez nous.

10.4.5 Formation, adolescence et guerre (1941–1944)

À l’été 1941, nous avons passé des vacances avec maman à Schönwald, dans la Forêt-Noire — un séjour joyeux et paisible, en pleine guerre.

J’ai accompli mon service du travail (Arbeitsdienst) en Forêt-Noire, puis mon service auxiliaire de guerre dans une usine de munitions à Karlsruhe. Parfois, j’avais une permission et je revenais à Kehl. Tu avais alors 4 ans et moi 18. Sur la photo, on nous voit toutes les deux dans la chaise longue.

1942. Kehl et détente entre soeurs. Maren et Inge

C’était le temps de tes premières années d’école. Pour ma part, j’ai commencé ma formation de kinésithérapeute à Strasbourg. J’habitais Kehl : je faisais le trajet à vélo jusqu’au pont du Rhin, puis je prenais le tramway jusqu’à Strasbourg. C’était au printemps 1943. À partir de janvier 1944, j’avais une chambre à Strasbourg pour préparer l’examen intermédiaire, mais je revenais souvent à Kehl — pour le bon repas et, le dimanche, la soupe aux quenelles de moelle. C’est à cette époque que, du haut de mes yeux désormais exercés, je remarquai que ma petite sœur marchait de travers. J’ai alors commencé avec toi des exercices de gymnastique-kiné, et aussi à travailler la marche… avec succès.

Le lien familial était très fort, y compris avec la parenté étendue. Ta grand-mère était particulièrement proche de ses sœurs, tante Sälmel et tante « Schüter ». Et la relation avec oncle Karl et tante Liesel était également forte. Je pense aux chasses aux œufs de Pâques et au gâteau pascal. Oncle Karl, surtout, fut pour toi une figure importante, dans les années qui suivirent.

Après l’examen intermédiaire, les « Kohlräuchlinge » (ainsi appelés d’après notre professeur Kohlrausch) furent affectés pendant un an dans des hôpitaux militaires, car on manquait cruellement de kinésithérapeutes. Je fus envoyée à Munich, en pleine pluie de bombes, et je fus trois fois bombardée en l’espace de six mois. Printemps-été 1944 : ce fut aussi le moment où ta grand-mère mourut. Je voulais assister à l’enterrement, mais les circonstances de la guerre firent que je n’arrivai à Kehl un jour trop tard. Mais j’étais au moins à la maison, et je pouvais raconter ce qu’était la vie dans une grande ville comme Munich, en plein cœur de la guerre.

Pour revenir à ta grand-mère : tu avais 6 ans à l’époque. Quels souvenirs as-tu d’elle ? Maman m’a raconté qu’à l’hôpital, peu avant sa mort, elle avait retiré son anneau de son doigt pour te le transmettre, à toi Maren.

10.4.6 Deuxième évacuation et Schwarzwald (1944–1946)

En novembre 1944 survint votre deuxième évacuation. Vous passâtes d’abord un temps à Hesselbach, dans la ferme d’un camarade de guerre de papa. Il s’appelait Huber, mais on le surnommait « le mangeur de nouilles », parce qu’il adorait les pâtes et qu’il était un peu dodu de ses repas de pâtes.

Vous étiez cinq : les parents, toi, Hansjörg et le grand-père. Hansjörg avait 13 ans et toi 6. Il y avait aussi la relation chaleureuse avec la ferme du Vogtshof, plus en hauteur, où vivaient de jeunes filles déjà presque adultes ; le garçon était de ton âge (Josef).

Tu fus scolarisée à l’école du village, et lorsque je vous ai rendus visite deux ans plus tard, je rencontrai une petite paysanne pieds nus, parlant de sa jolie institutrice avec enthousiasme. Tu t’étais bien intégrée, enfant curieuse de la vallée de la Forêt-Noire, et « Vogt Seppe » était devenu ta seconde maison.

La guerre prit fin en mai 1945. Le pays de Bade était sous occupation française, Kehl entièrement détenue par les Français. Un retour était alors impensable.

En octobre 1944 déjà, j’avais quitté Munich pour Bad Tölz. J’y vécus l’arrivée des Américains — baïonnette pointée sur le médecin-chef. Nous étions désormais prisonniers de guerre et ne pouvions nous déplacer que dans un rayon de 200 mètres autour de l’hôpital.

10.4.7 Après-guerre : Hesselbach et retour difficile (1945–1946)

Retour à Hesselbach. Noël 1945. Les nouvelles de Kehl étaient maigres. Notre maison tenait encore debout, mais les Français l’occupaient. Heureusement, avec les paysans d’Hesselbach vous ne manquiez pas de nourriture.

En 1946, papa, avec le Dr Geralt, arrêta la voiture du secrétaire d’État Hallstein, qui se rendait à Strasbourg. Les deux Kehlois attirèrent son attention sur la situation difficile de Kehl et lui remirent une résolution écrite.

À l’automne 1946, j’abandonnai Bad Tölz. Strasbourg étant désormais française, je m’inscrivis à l’école de kinésithérapie de Fribourg, où je passai l’examen d’État deux semestres plus tard. Je travaillai ensuite chez une orthopédiste, principalement avec des enfants.

La ration alimentaire dans la zone française était extrêmement maigre. J’allais donc souvent à la campagne pour faire du troc. Papa connaissait un officier français de Fribourg qui invitait parfois à dîner ; en échange, je gardais ses enfants et échangeais des vivres contre des vêtements venus d’Amérique, envoyés par tante Marie.

10.4.8 Reconstruction et formation à Freiburg (1946–1949)

Entre-temps, papa avait eu l’idée de construire une maison, car l’espoir de retourner bientôt à Kehl semblait bien ténu.

À Fribourg, il fit la connaissance d’un haut officier nommé Quöll, chargé de délivrer des autorisations pour toute la région de Bade. Il me fallut — et cela m’était très, très pénible — lui apporter du kirsch et d’autres « boissons ». En échange, j’obtins pour papa une pile d’autorisations qui furent converties en pierres et autres matériaux de construction.

10.4.9 Construction de la maison familiale (1947–1949)

La construction de la maison avança étonnamment bien, sous l’impulsion de notre père. La maison fut terminée, un café ouvrit, et papa retrouvait enfin son métier et son élément.

10.4.10 Vie à Gopfersdorf et nouvelles rencontres (1949)

Nous sommes maintenant en 1949. J’ai vécu un an à Gopfersdorf, future clinique de la Forêt-Noire, parce que la maison de ma logeuse, Mme Mühlbach, était en rénovation. J’y rencontrai Hans Hemmen, et avec lui je vous rendis visite dans votre nouveau foyer.

Tante Lise était aussi chez vous — celle à qui Krautzen-Eli faisait boire du cognac pour soigner ses crampes d’estomac, avec un succès certain.

10.4.11 Italie : Milan et Florence (1950–1953)

Fin 1949, je retournai à Fribourg et y ouvris mon propre cabinet. Hans Hemmen partit début 1950 en Italie, d’abord à Milan, puis à Florence. Il voulait réaliser un rêve de jeunesse et recommencer à peindre. Je lui rendis visite plusieurs fois, puis, en 1951, je quittai Fribourg et m’installai avec lui à Milan puis à Florence.

Dans les deux villes, je soignais des patients envoyés par deux médecins allemands, les professeurs Kohlrausch et Dietl. À Florence, j’étais inscrite à l’école d’art pour étudier la céramique. Hans était à l’académie avec le professeur Cecchi, et il peignait réellement du matin au soir. Ce furent les plus belles années de ma vie.

10.4.12 Retour à Kehl et nouveau départ (1953–1956)

Pendant ce temps, chez vous aussi, les choses bougèrent profondément. La Hauptstraße de Kehl fut enfin rendue à la population. Un nouveau début. Notre père devint Stadtwart, puis adjoint au maire, et enfin citoyen d’honneur de Kehl.

Après notre retour d’Italie, nous nous sommes installés dans la maison familiale de Varel. Et l’hiver 55/56, tu nous rendis visite. Ce furent des moments beaux et harmonieux. Enfin, je t’avais de nouveau près de moi, et les années passées furent comblées par de longues conversations sur ta vie, ton parcours, ton avenir.

Plus tard, tu étais souvent très loin — à Bernflich, à Luxembourg et à Paris. Quand j’étais à Kehl, je te trouvais rarement, mais maman me racontait beaucoup de choses sur toi.

1956 ? Maren

10.4.13 Famille et premières années de Bettina (1956–1964)

En 1961, je me suis remariée, et en 1962, Bettina est née. En 1964, elle célébra son deuxième anniversaire à Kehl. Ensuite, maman partit te voir à Paris pour rencontrer Jean-Claude et discuter de votre avenir commun. Deux jours plus tard, je partis avec Bettina chez tante Lise, à Bâle, puis à Lugano.

10.4.14 Décès de la mère et renforcement des liens (1964–1966)

La nouvelle de la mort soudaine de maman m’atteignit à Lugano et me bouleversa profondément. J’étais très liée à elle, et je n’arrivais pas à croire qu’elle ne serait plus parmi nous.

Quand j’arrivai à Kehl— depuis Bâle jusqu’à Kehl, j’avais pleuré. Ce fut touchant de ta part, Maren, que tu me donnes, le jour de l’enterrement, mon quarantième anniversaire, un foulard de soie que maman avait acheté à Paris. Pour toi, Maren, c’était l’événement le plus triste, car je sais combien vous étiez proches, toutes les deux.

Un an plus tard eut lieu ton mariage avec Jean-Claude à Strasbourg, et j’eus l’honneur d’être ton témoin. Dès lors, le lien avec toi fut encore renforcé. Christophe naquit, et il y eut de fréquentes rencontres à Kehl, à Bar-le-Duc et à Varel. Notre dernier séjour commun à Bar-le-Duc m’est resté un souvenir très cher.

Mariage de Maren et Jean-Claude

Repas du mariage de Maren et Jean-Claude. Opa Emile est assis à côté d’Opa Jean

Mariage de Maren et Jean-Claude, Ruth, Inge et Maren.

1977. Kehl avec Taute Lisel, Tante Gretel, Maren, Oncle Karl, Christophe, Jean Claude 1977